La question des visas d’études délivrés aux étudiants algériens a été très commentée les semaines précédentes. Pour cause, le consulat de France exige désormais de ces étudiants un justificatif d’hébergement ou une réservation d’hôtel indiquant le paiement d’une avance de 30 %.

Plusieurs associations dont l’Union des Étudiant Algériens de France ont dénoncé une mesure discriminatoire visant uniquement les ressortissants algériens.

Dans son communiqué, l’ambassade de France indique que « la procédure et les conditions n’ont pas changé ». Qu’il s’agit d’un rappel de la réglementation existante à la suite de « nombreux cas d’irrégularités ».

« En annulant sa réservation d’hôtel ou en modifiant son adresse d’hébergement, l’étudiant se prive des justificatifs obligatoires lors de son arrivée en France et pour ses trois premiers mois de séjour. Il encourt alors plusieurs risques : refus de délivrance de visa, refoulement à la frontière, refus de délivrance de titre de séjour ou obligation de quitter la France. » affirme dans son communiqué l’ambassade de France en Algérie.

En réalité, il est difficile pour un étudiant nouvellement arrivé en France de louer dans un hôtel, notamment dans les régions où le coût du loyer est élevé. La majorité des étudiants compte sur la solidarité familiale pour trouver un lieu d’hébergement. D’autres prévoient généralement des colocations entre amis, et étudiants se trouvant déjà sur place et qui ne peuvent, dans beaucoup de cas fournir des justificatifs (cas des sous-locations, des petites chambres etc.).

Ainsi, avancer 30 % du montant de la réservation d’hôtel se révélerait une exigence très lourde qui ne garantirait en rien un hébergement stable pendant la durée des études. On peut également penser que des hôteliers mal intentionnés vont se mettre à vendre des réservations d’hôtel mentionnant une avance fictive de 30 %. C’est peut-être les seuls gagnants de cette exigence.

Ceci-dit, il convient de rappeler que dans tous les cas de figure, l’étudiant doit avoir des justificatifs à fournir à la préfecture en ce qui concerne les conditions de ressources et d’hébergement lors de la demande du titre de séjour.

Les étudiants qui n’arrivent pas à fournir ces justificatifs se voient refuser la délivrance d’un titre de séjour et obligés de quitter le territoire français. La règle d’or est donc l’anticipation.

Source : JURISMIGRATION.COM

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